Richard Strauss (1864 - 1949)

Elektra

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Richard Strauss (1864 - 1949) Elektra

Tragédie en un acte
Livret de Hugo von Hofmannsthal
Créée le 25 janvier 1909 au Semperoper de Dresde

Direction musicaleEsa-Pekka Salonen
Mise en scènePatrice Chéreau
Collaboration artistique à la mise en scèneThierry Thieû Niang
DécorsRichard Peduzzi
LumièreDominique Bruguière
CostumesCaroline de Vivaise
Perruques, coiffuresCampbell Young
  
ElektraEvelyn Herlitzius
KlytämnestraWaltraud Meier
ChrysothemisAdrianne Pieczonka
OrestMikhail Petrenko
AegisthTom Randle
Der Pfleger des OrestFranz Mazura
Ein junger DienerFlorian Hoffmann
Ein alter DienerPeter Wimberger
Die Aufseherin / Die VertrauteRenate Behle
Erste MagdBonita Hyman
Zweite Magd / Die SchleppträgerinAndrea Hill *
Dritte MagdSilvia Hablowetz*
Vierte MagdMarie-Eve Munger*
Fünfte MagdRoberta Alexander
  
ChœurCoro Gulbenkian
  
OrchestreOrchestre de Paris

Production / Coproduction
Nouvelle production du Festival d’Aix-en-Provence
En coproduction avec le Teatro alla Scala de Milan, le Metropolitan Opera de New York, l’Opéra national Finlandais d’Helsinki, le Gran Teatre del Liceu de Barcelone et le Deutsche Staatsoper Berlin, Unter den Linden

 

Electre :
Comme le rossignol devant son nid détruit,
Je gémirai sans cesse d’une voix retentissante
Au seuil du palais paternel.
Ô maison d’Hadès et de Perséphone,
Ô Hermès souterrain, ô malédiction,
Et vous, Érinyes, effrayantes filles des dieux,
Dont la prunelle épie les crimes monstrueux,
Les actes vils commis au sein des foyers,
Venez, assistez-moi, et vengez
Le meurtre de mon père,
Ramenez-moi mon frère.
Ma souffrance est si pesante
Que moi seule, je ne suis qu’impuissance...

Sophocle, Electre, 414 av J.C.

 

« Agamemnon ! » Le nom du défunt roi de Mycènes sort de la bouche de sa fille comme un feulement vertigineux, une plainte lancinante. Depuis que son père a été assassiné par sa mère, Electre ressasse ce nom, son cri lui tient lieu d’exutoire. Elle s’en repaît, elle s’y consume et ne vit plus que pour la vengeance. Car Electre guette le retour de son frère Oreste : lui seul pourrait accomplir cette revanche que la destinée réclame mais que la nature réprouve. De cette attente, Sophocle a tiré une tragédie que le poète Hofmannstahl a revisitée en homme du XXe siècle naissant, lequel sait combien tout mythe antique est un habit chamarré pour la psychè humaine. De ce cri à la fois universel et intime, Richard Strauss a fait un opéra-coup-de-poing, avec sa partition volcanique, son acte unique d’attente fiévreuse puis de violence irrépressible, son immense orchestre aussi raffiné que déchaîné, et ses voix de femmes qui chantent la détresse d’une famille décomposée.

La solitude de l’individu et la violence intime gisent au coeur du travail théâtral de Patrice Chéreau. Il était donc naturel pour lui d’entrer, en compagnie du chef d’orchestre Esa-Pekka Salonen, dans la course folle d’Elektra, la femme dont le cri est un chant.

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informations pratiques

Dates

Les 10, 16, 19 et 22 juillet 2013 à 20h et le 13 juillet à 17h

Prix des places

Tarifs : 240€, 190€, 110€, 55€ et 30€

Tarif jeunes : 15 €

Tarif découverte enfant les 16 et 22 juillet 2013

Spectacle disponible en abonnement

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1h40 sans entracte

Spectacle en allemand surtitré en français


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