Wolfgang Amadeus Mozart (1756 -1791)

Don Giovanni

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Wolfgang Amadeus Mozart (1756 -1791) Don Giovanni

Dramma giocoso en deux actes KV 527
Livret de Lorenzo da Ponte
Créé le 29 octobre 1787 au Théâtre national de Prague

Direction musicaleMarc Minkowski
Mise en scèneDmitri Tcherniakov
CostumesDmitri Tcherniakov et Elena Zaytseva
LumièreGleb Filshtinsky
  
Don GiovanniRod Gilfry
LeporelloKyle Ketelsen
Donna AnnaMaria Bengtsson
Don OttavioPaul Groves
Donna ElviraSonya Yoncheva*
ZerlinaJoelle Harvey*
MasettoKostas Smoriginas
Il CommendatoreAnatoli Kotscherga
  
ChœurEstonian Philharmonic Chamber Choir
  
OrchestreLondon Symphony Orchestra
 
Production / Coproduction
Reprise de la production du Festival d’Aix-en-Provence 2010, coproduite avec le Théâtre Bolchoï de Moscou, le Teatro Real de Madrid et la Canadian Opera Company de Toronto


Frissonnant sous son deuil, la chaste et maigre Elvire,
Près de l’époux perfide et qui fut son amant,
Semblait lui réclamer un suprême sourire
Où brillât la douceur de son premier serment.

Tout droit dans son armure, un grand homme de pierre
Se tenait à la barre et coupait le flot noir;
Mais le calme héros, courbé sur sa rapière,
Regardait le sillage et ne daignait rien voir.


Baudelaire, Don Juan aux Enfers (troisième et quatrième quatrains), extrait des Fleurs du mal, 1857
 
Le rire à l’effroi enchaîné. De toutes les manifestations du mythe donjuanesque, l’opéra de Mozart est la plus riche, la plus contrastée, la plus surprenante. Dès l’ouverture de ce dramma giocoso où l’effrayante grandeur de la musique infernale se mue en course échevelée, le ton est donné : fort de ses mille et trois conquêtes, le libertin danse au-dessus de l’abîme. Don Giovanni ne sera arrêté dans sa course que par une statue de pierre qui l’invite à un banquet où l’on ne mange pas de nourriture terrestre. Et soudain les quiproquos équivoques de l’opera buffa laissent place à une béance métaphysique qui fascina les romantiques.

Plus de deux siècles après sa création, ce sommet de l’art lyrique conserve toute sa puissance et sa mozartienne ambivalence. Revisitant le mythe comme il se doit, Dmitri Tcherniakov fait du séducteur de Séville un homme sans qualité dont la parole exerce un pouvoir hypnotique sur les femmes. C’est cette parole qui va dérégler les convenances auxquelles obéit la famille du Commandeur. C’est cette parole qui rend toute sa dimension subversive à la figure donjuanesque, l’un des principaux mythes produits par l’Europe moderne. Et comme à l’opéra toute parole est musique, Marc Minkowski s’emploiera à dérouler les séductions de ce chant ensorcelant en dirigeant, pour la première fois, le chef-d’œuvre de Mozart.
 
*Ancien artiste de l'Académie européenne de musique
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informations pratiques

Dates

Les 5, 8, 10, 13, 15, 18, 20 et 23 juillet 2013 à 21h30

Prix des places

Tarifs : 240€, 190€, 110€, 55€ et 30€

Tarif jeunes : 15 €

Spectacle disponible en abonnement

Tarif découverte enfant les 18 et 23 juillet

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3h30 entracte compris

Spectacle en italien surtitré en français et en anglais

Retransmission radio

Retransmis en direct le 15 juillet sur France Musique


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